L’Agence de l’Eau des Cascades a tenu le 02 août 2018 dans la salle de réunion de la Mairie de Moussodougou un atelier de sensibilisation des acteurs du barrage de Moussodougou sur la nécessité de sa protection.

Le barrage Comoé de Moussodougou situé à 65 kilomètres au nord-est de Banfora est d’une importance capitale pour la cité du Paysan noir. D’une capacité de 38,5 millions de mètres cubes d’eau, ce barrage est en effet la principale source d’approvisionnement en eau potable des villes de Banfora et de Bérégadougou. Il est également utilisé pour l’irrigation des champs de canne à sucre de la SN-SOSUCO et de la plaine rizicole de Karfiguéla.
Mis en eau en 1991, le barrage connait de nos jours une occupation de ses parties amont et aval par des activités anthropiques qui menacent de plus en plus sa pérennité. Dans un souci de pallier cet état d’occupation des berges du barrage, la DGAEC prévoit la délimitation de la bande de servitude de cet ouvrage. Pour avoir l’adhésion et la participation des populations au processus de protection du barrage, la DGAEC a organisé à leur intention, un atelier d’information et de sensibilisation sur la délimitation de la bande de servitude du barrage de Moussodougou le 02 août 2018 dans la salle de réunion de la mairie de Moussodougou.
Cet atelier a réuni, les services techniques du développement rural, la mairie de Moussodougou, les chefs coutumiers et religieux et les Organisations socioprofessionnels de la commune.
Les travaux de cet atelier d’information et de sensibilisation ont porté sur l’état d’occupation des berges au Burkina, la règlementation en matière de protection des berges et la consistance des travaux de protection du barrage de Moussodougou. Les différentes communications ont permis d’expliquer aux populations les niveaux d’envasement et de comblement des cours d’eau du bassin, les risques de pollution et d’inondation, et l’impact de la déforestation et de l’érosion sur les ressources en eau.
Face à ces enjeux, l’AEC envisage, le balisage de la bande de servitude des berges du barrage de Moussodougou. Pour ce faire, 20 Kilomètres de berges seront délimités par des balises équidistantes de cent (100) mètres et des panneaux seront confectionnés pour informer et sensibiliser sur l’interdiction d’activités à l’intérieur de la bande de servitude.
Au terme de la rencontre, les participants ont, par la voie des chefs coutumiers et religieux marqué leur adhésion au processus de protection du barrage de Moussodougou.

Les travaux de cet atelier d’information et de sensibilisation ont porté sur (i) l’état d’occupation des berges au Burkina (ii) la règlementation en matière de protection des berges et (iii) la consistance des travaux de protection du barrage de Moussodougou. À l’issue des différents interventions et échanges, il ressort que l’occupation de berges du barrage est une réalité. En effet, les différents maux présentés dans « l’état d’occupation des berges des cours et plan d’eau » sont déjà présents sur le barrage de Moussodougou. À savoir l’envasement et comblement des cours d’eau, les pollutions, les risques d’inondation, la déforestation et l’érosion…

Face à ces enjeux, l’AEC envisage, le balisage de la bande de servitude des berges du barrage de Moussodougou. Pour cette activité, 20 Kilomètres de berge seront délimités par des balises équidistantes de cent (100) mettre. Pour plus d’information, des panneaux seront confectionnés pour informer et sensibiliser sur l’interdiction d’activités à l’intérieur de la bande de servitude.
Au terme de la rencontre, les acteurs présents par la voie des chefs coutumiers ont marqué leur adhésion au processus de protection du barrage de Moussodougou.